Panna Cotta à la menthe et coulis de fraise-rhubarbe

La panna cotta c’est super bon, j’en suis une fan inconditionnelle ! En revanche la panna cotta c’est pas hyper léger à la base… De la crème, entière c’est mieux, une fois le pot fini on a sa dose de lipide pour la semaine !
La panna cotta je l’adore, mais ma balance l’aime moins, elle…
Alors pour pouvoir se faire plaisir sans pleurer (oh oui, on est toutes pareilles, cessez de nier) il faut bien élaborer des stratagèmes ! (on est forte, nous les filles, pour ça)
Voilà pourquoi je vous propose ici une panna cotta légère.
Alors bon, c’est parce que je dis légère qu’on peut s’en goinfrer un litre l’air de rien. Mais on peut se permettre d’en faire plus souvent…

A la place de la crème entière, j’ai fait « moit-moit » crème à 5% et lait demi-écrémé (rien de bien sorcier me direz-vous, c’est pas non plus l’idée du siècle) ce qui permet de garder toute l’onctuosité en économisant sur le gras.
Vous pourriez n’utiliser que du lait, mais même entier, j’ai peur qu’on perde un peu le « fondant » si particulier de la panna cotta… Et pour le coup, je ne sais pas vous, mais je veux bien économiser du gras mais je ne veux pas perdre le plaisir gustatif. Donc crème… Légère ! :)

Au moment où je m’apprêtais à écrire cet article j’ai eu un doute sur l’orthographe de panna cotta… Panacotta, pannacotta, pana cotta, pana cota ?
Alors j’ai cherché… Et j’ai trouvé ! Le nom signifie en italien « crème cuite » et se traduit : Panna Cotta. (source www.panna-cotta.org)
V’là une bonne chose de faite !

Un (tout petit) peu d’histoire sur la panna cotta

Apparemment l’origine de la panna cotta est plutôt incertaine…
La Panna Cotta daterait du début du 19em siècle. Une femme d’origine hongroise aurait réalisé ce dessert avec un surplus de lait.
Cette recette aurait elle même été reprise d’une recette datant du moyen age qui se faisait dans le Val d’Aoste. C’est avec l’abondance du lait dans cet région que la recette serait née. En savoir plus


Rapide explication du pourquoi ces saveurs là…
J’adore l’association fraises-rhubarbe, et l’association fraise-menthe. Pourquoi ne pas réunir ces deux duos en un seul trio ? (ben oui, pourquoi pas ?)

Ici j’ai utilisé de la menthe fraiche, mais vous pouvez utiliser si vous le souhaitez de l’huile essentielle (ou cristaux d’huile essentielle) de menthe, à doser avec parcimonie (une à deux gouttes et 3 à 4 cristaux) puisqu’il s’agit bien évidemment d’arômes concentrés.
Autre option : les feuilles de menthe cristallisées, comme je l’avais fait pour mon riz au lait à la menthe.
Vous pouvez peut-être utiliser du sirop de menthe (1 cuillère à soupe ?), mais je n’ai pas testé cette dernière option.

Pour le coulis, j’ai repris la technique de Jamie Oliver utilisée pour les iles flottantes à la rhubarbe, mais encore une fois, j’ai une alternative. Si vous avez de la confiture fraise-rhubarbe, il vous suffit d’en prélever le sirop (ou carrément une cuillère de confiture pour chaque verrine, si les morceaux de vous gênent pas).


La panna-cotta étant un dessert doux (comprendre « sucré ») il est préférable d’utiliser un coulis avec du pep’s (comprendre « acide » :))
On l’accompagne généralement de coulis de framboise ou de fruit de la passion pour cette raison.
Ici, la rhubarbe joue ce rôle (d’acidité) à la perfection, sans que ce soit trop « retourne dents » (une expression empruntée à mon amie Papaye « ça me retourne les dents » comprendre « oulala c’est acide ! » ^^) grâce à la fraise qui vient équilibrer le coulis.

Panna Cotta légère à la menthe et coulis de fraise-rhubarbe
Panna Cotta légère à la menthe et coulis de fraise-rhubarbe

Pour 4 personnes :

  • 25 cl de crème (ici 5%)
  • 25 cl de lait (ici demi-écrémé)
  • 50 g de sucre (+ 10 gr)
  • 6 à 8 feuilles de menthe fraiche
  • 3 feuilles de gélatine(2g/feuille)
  • 1 belle et grande tige de rhubarbe
  • 5 à 6 belles fraises

Faites ramollir les feuilles de gélatine dans un récipient d’eau froide. Réservez.

Versez la crème et le lait dans une casserole. Ajoutez les feuilles de menthe (nettoyées et séchées délicatement dans un linge propre) et faites chauffer doucement. Une fois que le liquide frémis, retirez du feu, couvrez et laissez infuser quelques minutes. Goûtez au bout de 10 minutes, laissez infuser si vous estimez que le goût de la menthe n’est pas assez fort, ou filtrez si vous estimez que c’est bon.

Versez le sucre dans la crème chaude filtrée, remuez jusqu’à complète dissolution.

Sortez les feuilles de gélatine de leur eau, essorez-les bien et plongez-les dans le lait chaud. Remuez bien jusqu’à complète dissolution.

Versez votre crème à la menthe dans des verrines et laissez refroidir à température ambiante, puis au réfrigérateur au moins 4 heures.

Passons au coulis :
Préchauffez votre four à 180°C.

Lavez et coupez votre rhubarbe en tronçons de 2 centimètres environs. Placez-les sur une plaque de cuisson.
Lavez et équeutez vos fraises, coupez-les en deux et placez-les aux côtés des tronçons de rhubarbe.

Saupoudrez de sucre (environ 10 gr), recouvrez d’une feuille de papier aluminium (pour faire comme un bain de vapeur) et enfournez pour 10 à 15 minutes.

Vos fruits doivent être mous et baigner dans leur sirop.
Récupérez ce sirop dans une petite casserole et faites-le chauffer à feu très doux pour le faire épaissir.
Une fois fait, réservez-le jusqu’à complet refroidissement.

Au moment de servir, versez votre sirop de fraise-rhubarbe sur vos panna-cotta.
Vous pouvez bien entendu ajoutez vos morceaux de rhubarbe et de fraises cuits, ou les réserver (dans un pot hermétique au frais) pour agrémenter vos prochains yaourts natures, formage blancs et/ou tartines du petit-déjeuner ! :))


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25 thoughts on “Panna Cotta à la menthe et coulis de fraise-rhubarbe”

  • Miam !
    Seul regret : la « crème » à 5%, ce n’est pas de la crème… Et ça n’a pas le même goût, malgré les produits chimiques qu’on met généralement dedans. Je veux bien être mis au défit de connaître, les yeux bandés, une cuillère de vraie crème d’une cuillère de « fausse crème à 5% »…
    Perso, je préfère manger moins souvent de la crème (cuite ou pas cuite), mais de la vraie, que de manger plusieurs fois de l’ersatz…
    Mais miam malgré tout…

  • Merci Stella, ton commentaire sera mon rayon de soleil du week end ! :*

    Merci Alexandra, c’était effectivement très bon ! :)

    Merci Eric !
    Je suis tout en contradiction car j’aurais tendance à moi aussi tenir ce genre de discours (si je veux me faire plaisir je préfère le faire moins souvent mais avec de vrais bons produits), et encore j’ai utilisé du sucre ! Il fut un temps j’aurais mis de l’édulcorant ! (tu vois je me soigne :P)
    Je ne t’interdit pas d’utiliser de la vraie bonne crème entière pour réaliser ce dessert (encore heureux), il n’en sera que meilleur, toi et moi le savons bien ;)

    Merci pour vos visites les amis ;)

  • Idem pour les proportions quand je panna cotte…
    Par contre je suis assez réfractaire à la gélatine, alors je remplace par 1 c à café rase d’agar agar par 500ml de liquide…

    PS: Tiens, ce soir y’a un mélange à base de sucre perlé, farine et margarine au programme du dessert (j’en avais fait un peu trop la dernière fois et là je teste la version décongelée de la pâte avant cuisson) ;)

  • Merci à tous pour vos visites et vos commentaires, j’espère que vous aimerez ces panna cotta autant qu’elles ont été appréciées à la maison si d’aventure vous veniez à les tester ;)

    Fabien, l’agar-agar c’est un vrai casse tête pour moi ! Je ne sais pas à quoi ressemble les cuillères à café des gens qui utilisent l’agar-agar mais je suis sure de ne pas avoir les mêmes !
    C’est soit trop liquide, soit trop dure, ça me gonfle j’ai laissé tomber :/
    Je n’ai pas ce genre de problème avec la gélatine bizarrement. Je ne calcul rien, je fais toujours au pif et j’obtiens toujours un résultat satisfaisant… L’agar-agar ne m’aime pas ! :(
    P.S. : j’ai une photo à t’envoyer ! :)

    Merci pour vos visites <3

  • de visite sur ton blog, je ne peux que m’arrêter sur les panna cotta, elles sont divines, et moi aussi pour éviter trop le gras et le sucre, rahhh, je suis une addict,, on m’a souvent dis de tester avec du fromage blanc à 0%, ce que je n’ai pas encore tester, peut être que c’est bon et onctueux ou peut être que c’est dégueu…alors je crois que je vais laisser le maillot de bain de côté, rajouter un paréo, et à moi les vrai panna cotta :)
    bizz, isa

  • Merci merci ! :)

    Isa, chez moi aussi le paréo sera de sortie, les panna-cotta, les cheesecakes et les cookies c’est trop bon !!! ^^

    Bises les filles, à bientôt ! :*

  • Salut !
    Moi aussi je fais ma curieuse et je viens farfouillé dans ton blog… Qui me donne l’eau à la bouche !
    COmme je ne vais pas tout commenter, je me contente de commenter cet article. Ca fait longtemps que j’ai envie d’assayer de faire des panna cotta, ta recette me plait beaucoup !
    Et merci pour la petite note historique. Ce ne serait donc pas italien à la base ?
    Bises

  • Oh j’ai honte, j’ai fais ma curieuse mais je n’ai pas commenté moi ! (pour ma défense, j’étais sur mon téléphone… Mais de toute manière, je n’ai pas fini de faire ma curieuse, il faut que j’aille découvrir tes autres blogs ! ^^)

    Je me rends compte, en me relisant, que je me suis plutôt mal exprimé… En fait, la recette date du Moyen-Age, du Val d’Aoste (régions autonome d’Italie), donc en fait si, la recette est italienne à la toute base. (c’est plus tard que la dame Hongroise a repris la recette)
    Il faut que je reprenne mon texte, ça va pas du tout !!! lol

    Je te remercie d’être venu me faire un petit coucou et j’espère que cette recette te plaira, si tu la testes ;)

  • Bonjour
    Votre recette a l’air top .
    Petite question : quel poids pour vos feuilles de gélatine.
    J’en trouve de différentes formes et donc le poids exact m’évitera de faire une bêtise.
    Merci encore.

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